La situation socio-économique

Une attractivité importante, insuffisamment maîtrisée

+ Une croissance démographique plus rapide que les moyennes départementales et régionales (+13% d’habitants entre 1999 et 2010)

+ Une accélération de la croissance depuis les années 90, progressant vers les territoires ruraux (est du territoire)

+ Une vocation résidentielle affirmée (79% de résidences principales), mais certains secteurs plus tournés vers la villégiature (35% de résidences secondaires sur le plateau de Sault et 25% sur le piémont du Ventoux)

+ 3 SCOT approuvés sur le territoire

Une population âgée, qui continue de vieillir : des services à adapter

Un étalement urbain important avec plus de 150 ha/an de nouveaux espaces artificialisés (+30% de logements entre 1999 et 2010 sur le piémont du Ventoux par exemple) : des pressions sur les milieux naturels, la ressource en eau, les espaces agricoles et des paysages de plus en plus bâtis

Une population aux revenus modérés : une vulnérabilité des ménages par rapport à la hausse de l’immobilier (dopée par la pression démographique et touristique) et à la hausse du coût de l’énergie.

Des patrimoines culturels riches, mais "sous pression" et peu appropriés par les habitants et les visiteurs

+ Un bâti remarquable important (105 monuments historiques), datant de toutes les époques (préhistorique, gallo-romaine, occupation papale), et un petit patrimoine lié aux activités/adaptations humaines locales (bâti, espace public, réseau d’irrigation et de haies, oeuvres d’art, archéologie)

+ Des patrimoines immatériels diversifiés (littérature, langue provençale, savoir-faire tel que gestion bioclimatique agricole ou du bâti / irrigation / greffés soudés de vignes...)

+ Des politiques de protection et d’entretien du patrimoine matériel (2 ZPPAUP, restaurations), politiques de diffusion auprès des habitants (Pays d’Art et d’Histoire sur la CoVe, Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine, projet de schéma d’interprétation du Mont-Ventoux)

Des dégradations du bâti non protégé et du petit patrimoine ; des nouvelles constructions standardisées et sans lien avec les coeurs historiques

Une transmission insuffisante du patrimoine immatériel due à une installation massive de nouveaux ménages et à un manque de transmission générationnelle

Des politiques de sensibilisation sur les patrimoines insuffisamment coordonnées (peu d’intervention auprès des adolescents et des adultes ; des tissus associatifs peu coordonnés et vieillisants ; une offre de découverte inégale sur le territoire)

Un potentiel économique considérable qui reste à structurer

+ 30 000 emplois et un ratio emploi/population active proche de l’équilibre (malgré de nombreux échanges avec les territoires voisins)

+ Plus 18% d’emplois entre 1999 et 2010

+ Une forte proportion d’emplois agricoles et de services non marchands confirmant le caractère rural du territoire ; une forte augmentation des services marchands et non marchands et de la construction portées par la dynamique touristique et résidentielle du territoire

+ Une grande diversité de produits agricoles (avec une production viticole majoritaire), de nombreux labels (AOC, IGP, Label Rouge) et de plus en plus d’exploitations biologiques

+ 55 000 ha de forêts, des essences diversifiées, une gestion importante de la forêt publique (26 000 ha)

+ Plusieurs centaines de milliers de touristes chaque année et de nombreux visiteurs locaux dopant l’emploi local ; un territoire connu dans le monde entier (Tour de France)

Une surface agricole utile (-12%) et des emplois agricole en forte baisse (-25%) entre 2000 et 2010 : fragilité des filières (polyculture et élevage, maraîchage et arboriculture), spécialisation des exploitations les rendant plus vulnérables, peu de valorisation locale des produits, risques climatiques

Une économie touristique de ‘’cueillette’’ et potentiel sous exploité, filières peu structurées (d’où faibles retombées économiques), fréquentations peu maîtrisées générant des impacts sur les patrimoines et des mécontentement des habitants (sommet du Ventoux par exemple) : stratégie et identité commune à définir

Une filière bois peu développée, une faible mobilisation des ressources privées (10% des forêts privées disposent d’un plan simple de gestion), une qualité sous exploitée