L'état de l'environnement

Une richesse écologique exceptionnelle mais menacée localement

+ Une diversité de milieux : une forêt prédominante, des milieux ouverts, milieux rocheux / éboulis, ocres / argiles, espaces humides…

+ Une faune très riche : grands ongulés (cerfs, chamois, mouflons, chevreuil et sanglier), plus de 20 espèces de chauve-souris, 130 d’oiseaux, 14 de reptiles (dont la vipère d’Orsini menacée de disparition en France), 8 d’amphibiens, 2500 d’insectes (1425 espèces de papillons) et de nombreux poissons (richesse piscicole importante en amont des cours d’eau)

+ Une flore remarquable due à un étagement bioclimatique unique (du climat méditerranéen à un climat limitrophe de la Laponie) : 1500 espèces recensées (+ du ¼ des espèces existants en France) dont certaines endémiques

+ De nombreuses protections réglementaires et gestions (Réserve de Biosphère, Arrêté de Protection de Biotope, Natura 2000, Réserve Biologique Intégrale…)

Des pressions touristiques fortes sur des espaces fragiles et riches : sommet du Mont-Ventoux (700 000 visiteurs par an), activités de pleine nature dans les gorges de la Nesque et la vallée du Toulourenc

Des pressions sur les espaces agricoles et ouverts : fermeture des espaces ouverts notamment sur les piémonts des massifs, simplification des structures agricoles et intensification des productions sur la plaine comtadine et l’arc comtadin)

Des pressions urbaines importante, notamment sur la plaine comtadine

Une sensibilité très forte vis-à-vis du changement climatique due à l’étagement bioclimatique remarquable

Peu de connaissances sur les corridors écologiques (pas de déclinaison locale de la Trame Verte et Bleue)

Une ressource en eaux en déséquilibre quantitatif et qualitatif

+ Des contrats de rivière présents sur une bonne partie du territoire, excepté sur la Nesque amont

+ Une gouvernance autour de la ressource en eau qui s'organise progressivement

Des difficultés de gestion de la ressource en raison des caractéristiques karstiques d’une importante partie du territoire

Des sècheresses estivales et des assecs de cours d'eau de plus en plus fréquents (probablement accentués par le changement climatique en cours)

Des besoins en eau croissants dus au fort développement résidentiel et touristique, ainsi qu’à l'irrigation des terres agricoles

Un déséquilibre quantitatif lié aux prélèvements d'eau dans les bassins versants des rivières sud-ouest Mont-Ventoux et de l'Ouvèze, ainsi que dans la masse d'eau souterraine "molasses miocènes du Comtat"

Des problématiques de pollutions diffuses d’origines diverses (nitrates, pesticides, agro-alimentaires et domestiques) observées pour certaines masses d'eaux souterraines, certains captages ainsi que pour la plupart des masses d'eaux superficielles

Une forte vulnérabilité au changement climatique sur un territoire au potentiel d’énergies renouvelables important

+ Une démarche d’économies d’énergie initiée par la CoVe au travers de son Plan Climat-Energie Territorial

+ Des réseaux de transports en commun développés par la CoVe et le Conseil Général de Vaucluse

+ Des conseils aux habitants sur la rénovation de l’habitat et les économies d’énergie par des Espaces Info-Energie

+ Quelques initiatives privées et publiques de développement de centrales photovoltaïques

+ Des gisements importants en matière d’énergies renouvelables (filière solaire et bois énergie notamment)

Une certaine vulnérabilité énergétique en raison d’une assez grande dispersion de l’habitat, d’un parc de logement assez ancien et d’une desserte encore très majoritairement automobile

Une vulnérabilité accentuée du fait de la raréfaction des énergies fossiles et de l’augmentation du prix de l’énergie

Un retard important vis-à-vis de la production d’énergie renouvelable

Une nécessité d’un encadrement rigoureux pour l’aménagement de ces dispositifs compte-tenu du caractère patrimonial et la sensibilité paysagère du territoire