la COVE et le SMAEMV - "structuration du vélotourisme"

Le Ventoux : destination vélotouristique

Le Géant de Provence est un défi réputé pour les cyclistes, qui l’affrontent régulièrement pour battre des records ou lors de courses de grande renommée, qu’il s’agisse du Tour de France, du Paris Nice ou du critérium du Dauphine Libéré. Effet de cette notoriété, des cyclistes viennent se mesurer aux pentes du Ventoux toute l’année.

vélotourisme est un autre volet de l’offre touristique du territoire qui s’adresse à une clientèle loisirs, et qui a été valorisé par l’Association Touristique Destination Mont Ventoux Comtat Venaissin Pays de Sault (ATDMV), créée en 1998 par les maires du territoire.

Suivant l’exemple du Luberon voisin, et écoutant la demande de touristes en recherche d’une offre cycliste de loisir, la CoVe (Communauté d'Agglomération Ventoux Comtat Venaissin) et le SMAEMV (Syndicat Mixte d'Aménagement et d'Equipement du Mont Ventoux) se sont associés à l’ATDMV pour trouver une réponse adaptée à cette demande.

Développer les possibilités

Selon Lise Collin, chargée de mission à la CoVe et au SMAEMV sur ce projet, « avec son réseau de petites routes et de chemins reliant les villages  des piémonts du Ventoux, le territoire se prête à cette offre de découverte par des circuits tout public ». L’objectif est bien de proposer aux touristes attirés par la célébrité du mont Ventoux, de découvrir le reste du territoire, en développant les transports doux.

La première idée a donc été de créer et développer des circuits adaptés : les identifier, les baliser, les entretenir… Aujourd’hui, 14 circuits totalisant 450 km sont proposés, avec des possibilités de les combiner pour des boucles locales ou de grands itinéraires. Aucun ne présente de difficulté majeure pour le grand public, mais selon la distance à parcourir, ils sont classés par niveau et sont utilisables préférentiellement en Vélo Tout Chemin. Avec le développement des Vélos à Assistance Electrique, loués sur place ou propriété des visiteurs, les circuits évoluent.

Recenser, organiser et faire savoir

Le second volet concernait les autres services à proposer en vue de structurer toute une filière liée au vélotourisme : recenser les prestataires (hébergeurs, restaurateurs, loueurs de matériel, accompagnateurs, producteurs et autres lieux de visites…), identifier les attentes, communiquer.

Suite au travail mené par l’ATDMV, un réseau de prestataires était déjà identifié ; il a fallu les professionnaliser et les engager à proposer des services spécifiques pour cette clientèle. Ainsi, les hébergeurs proposent un garage fermé, du petit matériel vélo en dépannage, la possibilité de prendre un petit déjeuner très tôt, tandis que les restaurateurs assurent des horaires de repas décalés… En échange, ils sont référencés sur tous les supports de communication, reçoivent du matériel touristique et peuvent participer à des réunions et rencontres inter réseau. Ils sont aujourd’hui 90 dans ce réseau baptisé « accueil vélo »

Dans le cadre de ces services destinés à faciliter la vie des cyclistes, à côté de panneaux « Relais Information Service », avec les circuits, 120 bornes ou racks de stationnement pouvant accueillir 2 vélos ont été installés dans les 33 communes concernées.

La communication est un volet important de ce travail de développement : si les réseaux et les structures existent, il faut les faire connaître. Inscrits dans le réseau « la Provence à vélo, les circuits sont déclinés sur de nombreux supports : cartes, fiches circuit, panneaux dans les villages, site internet, cartes postales, posters, stands pour salons, sans oublier quelques objets publicitaires comme des gourdes, des bracelets fluo ou des sacs offerts hors du territoire. La communication compte aussi la présence dans les médias qu’ils soient locaux, nationaux – voire étrangers- ou spécialisés.

Aujourd’hui, avec le succès de la filière, l’objectif n’est plus d’accueillir encore plus de touristes, mais de leur offrir un service appréciable qui leur donne envie de revenir pour poursuivre cette découverte douce, non polluante et non bruyante du territoire.

Bilan et perspectives

Si l’implication des prestataires n’est pas toujours égale, le réseau s’est nettement professionnalisé, et le nombre d’adhérents est en hausse. Sur les circuits, le travail d’entretien doit être constant, et la communication revient régulièrement : réédition de fiches ou  campagnes média.

Le retour des cyclistes est bon : ils apprécient ces petites attentions qui leur facilitent le séjour. Mais d’autres demandes apparaissent pour développer d’autres pratiques : prendre plus en compte la spécificité du VTT, sensibiliser à la sécurité sur les routes,  diffuser des informations sur les prévisions météo, prévoir de nouveaux équipements d’information…